LA BETE DU GEVAUDAN

Publié le par Ladd

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Sous le règne de Louis XV, des dizaines de personnes sont victimes d’une bête sauvage dans le Gévaudan, ancien nom donné à la région qui correspond à peu près à l’actuelle Lozère. Mais bientôt, ce sont également l’Ardèche, la Haute-Loire et le Cantal qui sont touchés par les ravages de l’animal mystérieux.

 

Au printemps 1764, une femme est attaquée près de Langogne par une bête que ses bœufs mettent en fuite. Peu de temps après, le cadavre d’un jeune fille de 14 ans est retrouvé. Cette victime est la première d’une longue liste.

Selon les témoins, l’animal responsable de l’agression de la bergère et de la mort de la jeune fille n’est pas un loup, mais une énorme bête à grosse tête, aux flancs rougeâtres, avec une raie noire sur le dos et une queue touffue. Les attaques sanglantes se succèdent, et une véritable psychose s’empare des habitants de la région qui ne sortent plus qu’armés. L’émoi est si grand qu’un régiment des soldats du roi est envoyé sur les lieux pour traquer la bête. Comme si elle l’avait senti, après avoir semé la terreur dans le Gévaudan, la bête gagne l’Aubrac et la Margeride ou elle continue à tuer, laissant sur place de nombreux cadavres décapités et déchiquetés.

 

Les battues organisées sont vouées à l’échec, cependant le 1er mai 1765, les frères Martel blessent mortellement un gros loup. La bête du Gévaudan est-elle morte ? En fait, le carnage reprend peu après…

Antoine de Beauterne, réputé pour être le meilleur fusil du roi est envoyé sur les lieux, et après 3 mois de chasse, il tue un loup énorme qui sera empaillé puis emmené à la cour. La dépouille semble avoir été conservé quelques temps, puis on perdit sa trace… Succès trop vite célébré car le massacre recommence.

Mais c’est en 1767, lors d’une battue organisée par le marquis d’Apcher que Jean Chastel abat un loup au curieux comportement, celui-ci s’est arrêté et l’a fixé lorsque Chastel l’a mis en joue. L’hécatombe s’arrête définitivement, et selon les chiffres officiels, la bête a tué 100 personnes et en a blessé 30 au cours des 3 ans durant lesquels elle a sévi.

 

Une thèse évoque les agissements d’un homme déguisé en loup pour commettre ces actes et ayant ainsi profité de la psychose générale, ou encore d’un dresseur qui aurait lancé des animaux sur les habitants voisins. C’est au moment de l’affaire une opinion très répandue parmi les paysans, et la famille Chastel est fréquemment accusée. Ce qui pourrait expliquer pourquoi l’animal, connaissant son dresseur, a marqué un temps d’arrêt en voyant Chastel.

Les meurtres ont cessé depuis longtemps, mais la bête a inscrit à jamais le nom du Gévaudan dans l’imagerie populaire.

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